Pourquoi l’Union Africaine, l’Union Européenne et l’ONU prônent-elles le dialogue inclusif en Centrafrique et en Libye, mais pas au Tchad ?

De gauche à droite, la haute représentante de l'Union européenne pour les affaires étrangères Federica Mogherini, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterrez, le secrétaire général de la Ligue arabe Ahmed Aboul Geith, le président de la commission de l'Union africaine Moussa Faki et l'envoyé spécial de l'ONU pour la Libye Ghassan Salamé réunis à Tunis le 30 mars 2019 sur le dossier libyen en marge du sommet arabe. (YASSINE GAIDI / ANADOLU AGENCY)

Le président de l’Union africaine (UA) Moussa Faki a annoncé samedi soir à Tunis la tenue en juillet à Addis Abeba d’une conférence de « réconciliation » entre les différentes parties libyennes afin de sortir la Libye du chaos.

« C’est une opportunité pour les Libyens », a-t-il estimé lors d’une conférence de presse à l’issue d’une réunion sur la Libye.

Outre M. Faki, cette réunion a rassemblé le secrétaire général de la Ligue arabe Aboul Gheith, la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini et le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres.

Selon M. Faki, « il est grand temps que les acteurs politiques libyens discutent du sort de leur pays ».

Une autre conférence « nationale » sera organisée aussi du 14 au 16 avril à Ghadamès, dans le centre de la Libye, pour ouvrir la voie et fixer une date pour des élections législatives et présidentielle dans ce pays déchiré par les conflits.

Le 24 janvier 2019, s’est tenue à Khartoum au Soudan sous l’égide de l’Union africaine (UA) avec l’aide de l’Union européenne, une rencontre entre chefs de guerre, délégation gouvernementale et représentants de la communauté internationale pour dialoguer. Cette rencontre a conduit à un accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine signé le 6 février 2019 à Bangui. 

Au Tchad, où l’armée française a bombardé une colonne de rebelles pour « éviter la déstabilisation du pays », la classe politique, la société civile et les groupes politico-militaires réclament depuis plusieurs années un dialogue inclusif pour faire la réconciliation nationale. Seul le Président Idriss Déby, au pouvoir depuis près de trois décennies, refuse le dialogue.

Ne serait-il pas temps pour les Tchadiens aussi de discuter du sort de leur pays ?

TchadConvergence avec l’AFP

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