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La tension monte encore d’un cran au pays du dictateur Idriss Déby où les partis politiques et les associations sont menacés de dissolution

Au Tchad, le ministre de l’Administration du territoire de la Sécurité et de la Gouvernance locale, Ahmat Mahamat Bachir a menacé de dissolution, ce mardi après-midi, tout « parti politique ou association de la société civile qui tenterait de défier l’autorité de l’État », a appris l’AFP.

« Tout parti politique ou association de la société civile qui tenterait de défier l’autorité de l’État verra ses activités purement et simplement suspendues conformément à la loi », a déclaré le ministre de la Sécurité, Ahmat Mahamat Bachir, dans une conférence de presse.

Il précise que « la procédure de la dissolution sera immédiatement engagée ».

Il accuse ceux qui appellent à la marche d’instrumentaliser les enfants, les élèves et les étudiants pendant que les initiateurs de cette marche « se cachent comme des lapins », selon le ministre de la Sécurité publique du Tchad qui vient de s’exprimer lors d’un point de presse à son bureau.

La marche pacifique organisée à l’appel de 4 regroupements des partis politiques de l’opposition a été violemment dispersée par la police. La police et la gendarmerie ont pris d’assaut le quartier Walia et ont dispersé la marche de l’opposition en tirant du gaz lacrymogène. Le reporter de Tchadinfos, sur le terrain, a constaté des cas de blessures des militants du parti PDPT de Djimet Clément Bagaou. Un homme, la trentaine a une blessure ouverte a la tête, un autre âgé de près de 20 ans, lui a été touché à la cuisse.

La police dans ses interventions a procédé a quelques arrestations des jeunes qui, pour certains, ne sont même pas des manifestants, mais des curieux restés devant leurs concessions. Pour Djimet Clément Bagaou, il y a eu des tirs à balle réelle sur ses militants et des arrestations, chose qu’il trouve très regrettable.

Cette grogne sociale généralisée, soutenue par l’opposition, a pris des allures de fronde contre le dictateur Idriss Déby.

Plusieurs acteurs de la société civile ont annoncé en début de semaine une nouvelle marche prévue le jeudi 8 février prochain. On va donc vers un durcissement du bras de fer entre le peuple Tchadien et l’homme qui tient notre pays d’une main de fer depuis 28 ans.

TchadConvergence

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