Intimidations, humiliations, injustices, tabassages, séquestrations, viols, tortures, terreur, impunité totale, … le calvaire quotidien des Tchadiens

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Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux au début de cette année 2019, on voit un homme torse-nu, suspendu par les bras à un mur. Cet homme, Oumar Hissein, est mort à la fin du mois de décembre, suite aux tortures subies pendant les six jours où il a été séquestré chez un colonel de police, à N’Djamena. Il a fallu la pression des réseaux sociaux pour que le colonel de police Senoussi Ahmat Ochi, un proche du régime soit arrêté.

Une autre vidéo montrant des hommes fouetter une femme a choqué les internautes tchadiens au mois de février 2019. Il s’agit d’éléments de la Garde nationale et nomade du Tchad (GNNT). D’après le site Tchadinfos ayant enquêté sur cette vidéo, cette femme a été fouettée après avoir refusé les avances de l’un d’entre eux. Une pratique loin d’être exceptionnelle selon lui. Chaque année, environ 300 femmes sont violentées à N’Djamena, selon l’Association des femmes juristes du Tchad. Mais on assiste très souvent à un certain laxisme de l’appareil judiciaire.

Le 25 avril 2019, treize jeunes du Collectif Tchadien Contre la Vie Chère (CTVC) ont été arrêtés à N’Djaména pour avoir marché contre la pénurie de gaz butane au Tchad. Le président du CTVC, Djingamnayal Nelly Versinis a été arrêté la veille de la manifestation et torturé par la police politique du régime afin qu’il annule la marche pacifique. Parmi les treize activistes, le jeune Tokama Kemaye a été inculpé pour « Complicité d’atteinte à l’ordre constitutionnel » et déféré à la sinistre prison d’Am-Sinéné à N’Djaména. Le pouvoir tchadien chercherait à lui « coller une affaire de liaisons avec des rebelles» pour le punir plus sévèrement afin qu’il ne recommence plus.

Le samedi 25 mai, un jeune homme est mort au commissariat de sécurité publique du 7e arrondissement de N’Djaména à la suite de tortures. C’est le deuxième cas de décès dans un commissariat de la capitale en moins d’un mois. Le commissaire adjoint ayant participé à la séance de torture a été interpellé. Une femme dont le prénom est Marie-Thérèse a été torturée par le même commissaire adjoint.

Le 8 mai dernier, un jeune garçon, prénommé Gérard, avait également trouvé la mort, cette fois dans le commissariat de sécurité publique du 6e arrondissement, après six jours de garde à vue.

TchadConvergence

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