Tchad: incapable de juguler les tensions intercommunautaires, le gouvernement casse l’institution des chefferies traditionnelles

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En matière de résolution des conflits entre agriculteurs et éleveurs et des conflits intercommunautaires qui déchirent actuellement l’est du Tchad, les autorités gouvernementales ont montré leur incapacité à juguler les tensions sociales et abusent souvent de leurs positions.

Le ministre de l’Administration du territoire, de la Sécurité publique et de la Gouvernance locale, Mahamat Abali Salah, a suspendu ce mercredi 29 mai, par arrêté, le Sultan du Dar Ouaddaï, Mahamat Ourada pour « laxisme avéré et complaisance à outrance dans la gestion des affaires du Sultanat, laissant ainsi s’instaurer un désordre total engendrant une confrontation meurtrière entre communautés ».

Le gouverneur du Ouaddaï est chargé de l’application du présent arrêté, précise le ministre Mahamat Abali Salah.

Au terme d’un second arrêté, les autorités coutumières et traditionnelles dans les sous-préfectures nomades d’Abougoudam, Marfa, Chokayan et d’Abdi, dans le département du Ouara et d’Abdi, provinces du Ouaddaï et Sila, sont suspendues de leurs fonctions pour « incapacité d’encadrement administratif de leurs administrés », précise l’arrêté. Il s’agit de :

  • Sous-préfecture d’Abougoudam, tribu arabe-zaghawa 2 : Mahamat Hissein ;
  • tribu arabe-zaghawa 3 : Moussa Adam ;
  • Sous-préfecture de Chokoyan, canton Wadi Hamra 1 : Abderaman Dahab Abderahim ;
  • canton Wadi Hamra 2 : Mahamat Senoussi Moussa Mahamat ;
  • Sous-préfecture de Marfa, canton de Marfa : Mahamat Al Hadi Djoubal ;
  • Province de Sila, département d’Abdi, sous-préfecture de Abdi, canton Korio : Abderahim Ibet Douden.

Quelle est la mission de l’Etat tchadien ?

Le ministre de l’Administration du Territoire, de la Sécurité publique et de la Gouvernance locale est revenu, aujourd’hui, pour expliquer au site Tchadinfos les raisons de sa décision. Selon lui, la « suspension est arrivée lorsque les responsabilités sont situées ».  « Nous nous sommes rendus compte que les soit-disant chefs sont très loin de leurs populations et contribuent très peu pour régler les conflits. Et nous, en tant qu’État, nous avons mis en place les autorités traditionnelles, c’est pour un travail, pour un résultat« , a expliqué le Général de division Mahamat Abali Salah. Mais, dans ce cas, quelle est la mission de l’Etat ?

TchadConvergence avec Alwihdainfos et Tchadinfos

One thought on “Tchad: incapable de juguler les tensions intercommunautaires, le gouvernement casse l’institution des chefferies traditionnelles

  1. les autorités traditionnels tchadienes ne sont pas capables des résoudre le problème au l’est de Tchad,par ce que ils n’ont la force exécutive et tous les choses politiser.

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