Les Soudanais se soulèvent contre la hausse du prix du pain: Omar El-Béchir décrète l’état d’urgence

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Des centaines de Soudanais ont manifesté mercredi dans trois villes du pays contre la hausse du prix du pain, des protestataires mettant le feu au siège du parti au pouvoir, ont indiqué des témoins.

Dans un contexte de difficultés économiques croissantes, les manifestations ont eu lieu à Port-Soudan, principal port du pays situé à 1.000 km à l’est de la capitale Khartoum, à Atbra, à 400 km à l’est de Khartoum et à Nhoud, 500 km à l’ouest de la capitale, selon ces témoins joints au téléphone par l’AFP.

Les protestations ont commencé tôt mercredi matin. Des centaines d’élèves et d’étudiants y ont pris part pour condamner la hausse des prix.

Elles ont été provoquées par la décision du gouvernement d’augmenter le prix du pain de 1 (environ deux centimes d’euros) à 3 livres soudanaises (environ 6 centimes d’euros).

Les témoins n’étaient pas en mesure de dire s’il y avait eu des blessés ou des arrestations.

C’est à Atbra que des protestataires « en colère » ont mis le feu au siège du Parti du congrès national du président Omar el-Béchir, a indiqué un habitant, Ahmad Mohammed Hussein.

Les autorités ont ensuite annoncé dans un communiqué avoir décrété un couvre-feu de 18H00 à 06H00 locales (15H00 à 03H00 GMT) à Atbra.

« La protestation a commencé avec l’arrivée d’étudiants et d’écoliers dans le centre-ville qui ont été rejoints par des habitants », a indiqué un autre habitant Moubarak Abdelrahim. La police a « tenté de les disperser à coups de matraque mais ils ont continué à manifester en mettant le feu à des pneus ».

Le chef du département d’information au Congrès national, Ibrahim Siddiq, a déclaré sur son compte sur Facebook : «Tout citoyen a le droit d’exprimer pacifiquement son opinion, mais ce qui est arrivé dans la ville d’Atbara ne correspond pas à la notion de paix». «Il s’agit d’une tentative de déstabiliser le pays à un moment où le gouvernement fait de son mieux pour résoudre les problèmes actuels liés aux prix du pain et du carburant», a estimé Siddiq qualifiant ce qui se passait dans les deux villes de «malheureux».

TchadConvergence avec AFP

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