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Oct 07

Le Président Idriss Déby déploie 300 blindés en Libye: pour épauler le maréchal Khalifa Haftar ou(et) pour attaquer les rebelles tchadiens ?

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idriss-deby-deploie-300-blindes-en-libyeIdriss Déby veut faire face à toutes les hostilités. De sources affirmées, le président tchadien Idriss Déby déploie ses troupes au nord du Tchad et au sud de la Libye. La télévision libyenne a même montré des images des forces tchadiennes (300 véhicules et blindés) déployées sur le terrain, en plein territoire libyen. Une expédition pour aller épauler le général Khalifa Haftar selon une version non encore rendue officielle, mais avec une optique à faire face à tous les mouvements de rébellion en gestation. La chose est à prendre au sérieux affirme un cadre sécuritaire du Palais rose.

Tenant fermement à ses 16 mesures anti sociales qui ont assombri le climat social et poussent tous les syndicats à la grève, Idriss Déby veut enchainer l’offensive sur le terrain militaire en prenant de revers les rébellions qui s’opposent à son régime. Une autre façon de détourner l’attention de la population qui le critique avec acerbité.

De sources bien informées, dernièrement, Idriss Déby dans ses échanges à Washington avec le 1erministre reconnu par la communauté internationale avait fait jouer la balance, affirmant que Haftar avait été reçu à N’Djamena parce qu’il est le président de l’union africaine. Sa démarche s’inscrivait dans la recherche de la paix en Libye, d’ailleurs c’est la même démarche qui l’amène à le recevoir ici à Washington. Une demande expresse a été mise sur la table concernant la présence des Tchadiens constitués en rébellion sur le territoire libyen a été posée auprès du 1er ministre libyen. En cas de mouvement, l’armée tchadienne utiliserait son droit de poursuite aurait intimé Idriss Déby à son interlocuteur.

D’après les mêmes sources, le 1er ministre libyen a affirmé que son gouvernement est ouvert à la paix, et demande à Idriss Déby d’user de son influence pour que la paix revienne en Libye. Sauf que, ce que le 1er ministre libyen ne sait pas, l’expédition de l’armée de Déby en Libye est scellée depuis un bon moment, et la dernière visite de Haftar à N’Djamena l’avait complètement entériné. Le président de l’UA (union africaine), sans l’aval de l’union africaine va soutenir une entité rebelle (Haftar) contre le gouvernement reconnu par la communauté internationale…

 


Que dit cette communauté internationale ?

Que dit la France, l’union africaine, les USA qui soutiennent officiellement Tripoli, même si la CIA sous-traite avec Haftar à travers le général égyptien Al-Sissi ?

Que disent les Soudanais et les Qataries alliées du gouvernement de Tripoli ?

De quoi faire exploser le pacemaker de notre ministre des affaires étrangères Moussa Faki, tant l’équilibrisme sera difficile. Avec Haftar plusieurs Tchadiens combattent, vous avez des Toubous libyens d’origine tchadienne, des rescapés des rebelles tchadiens du Darfour, des rebelles soudanais ex-toroboros, une ribambelle de combattants chacun se cherchant une remise d’ascenseur, auxquels vient s’agripper Idriss Déby. Les observateurs verront comment la mayonnaise sera préparée, et de quelle manière elle prendra. Pour préparer cette opération, plusieurs aspects laissaient présager cela.

L’organisation en interne des forces de sécurité initiées dernièrement s’explique non seulement par la menace Boko Haram, mais aussi par une opération en cours au Nord, en pays Toubou titre aussi la lettre du Continent. Des tensions font rage à la frontière libyenne, depuis les frappes menées par les forces libyennes contre Daesh à Syrte. S’ajoutent à cette situation, de violents conflits entre éleveurs, qui se battent pour des pâturages et des points d’eau. À N’Djamena, la sécurité est toujours gérée en famille. Outre son chef d’état-major, Brahim Mahamat, et son ministre de la sécurité, Ahmat Mahamat Bachir, Idriss Déby s’appuie sur son neveu Ahmat Youssouf Itno, patron des renseignements, promu en août dernier 1er adjoint à l’état-major. Il délègue aussi à son fils, le général Mahamat Idriss Déby, chef du groupement n°1 de la DGSSIEet à son oncle, Mahamat Saleh Brahim, patron de la garde nomade.

À N’Djamena, les langues se délient et scrutent chaque signe d’offensive militaire. La plupart des cas, ce sont ceux qui sont au centre des décisions qui informent l’autre partie, car dans cet imbroglio, chacun à un parent de part et d’autre. Le bonus de ce cordon ombilical est à attribuer à l’opposition de Timan Erdimi, qui a dans chaque groupe une taupe, prête à saper le moral des hommes de Déby.

Quoi qu’il advienne, une autre guerre serait inévitable tant que les antagonistes ne seront pas exacerbés, et qu’aucune initiative réelle de dialogue inclusive n’est pas mise en place. La paix chèrement acquise aura son temps… Après tout sera impossible.

Source: Letchadanthropus-Tribune avec La Lettre du Continent

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