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Crise sociale au Tchad: le gouvernement ressort encore la vieille méthode du « diviser pour mieux régner » pour tenter de briser la détermination des enseignants

Le Syndicat National des Enseignants et Chercheurs du Supérieur (SYNECS) a appelé, lundi à N’Djaména, à la fin de la grève dans les universités sans l’aval de l’intersyndicale à laquelle il est membre avec l’UST (union des Syndicats du Tchad), la CIST (Confédération indépendante des Syndicats du Tchad) et le SMET (syndicat des médecins du Tchad).

A la surprise de presque tous les grévistes, un communiqué lu ce lundi 11 juin à la radio nationale, annonce la levée de la grève et la reprise de toutes les activités académiques dès ce mardi 12 juin dans toutes les structures de l’enseignement supérieur du Tchad.

Le secrétaire aux relations extérieures du SYNECS, chargé des négociations, Dr Faustin Djingamnarbé a déclaré qu’au cours d’une rencontre dimanche avec les membres du gouvernement, il a été décidé de l’application de l’accord du 12 mars 2018 signé entre le SYNECS et l’ancien ministre de l’Enseignement supérieur.

Le Syndicat national des enseignants chercheurs du supérieur (SYNECS) annonce aussi son départ de la plateforme syndicale revendicative. C’est un communiqué signé par Dr Faustin Dingamnarbé.

Une cacophonie semble entourer le SYNECS qui paraît plus que jamais divisé. Joint au téléphone par Tchadinfos, le président du SYNECS, Dr Jérémie Guirayo, dément cette information et dit que « le communiqué n’engage que le signataire ». Il avait déclaré en mars dernier que que cet « accord est nul et de nul effet ». « Cela n’engage que ceux qui l’ont signé. Nous ne sommes pas associés à la signature de cet accord. Les signataires n’ont pas reçu l’aval de la base ».

Depuis la dernière grève au début de l’année 2018, il y a deux bureaux du SYNECS. Le bureau dirigé par Dr Faustin Dingamnarbé qui a signé un accord avec le ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation pour ne pas observer une quelconque grève pendant deux ans. Un autre bureau dirigé par Dr Jérémie Guirayo qui bénéficie plus légitimité car c’est un bureau élu par les enseignants et chercheurs et qui est affilié à la plateforme syndicale revendicative.

Si le départ du SYNECS se confirme, c’est un coup dur porté à la plateforme syndicale revendicative qui se verrait privée d’une corporation syndicale très importante. La plateforme syndicale revendicative tente de faire plier le gouvernement face à leur revendication consistant à exiger le rétablissement des salaires coupés des fonctionnaires.

TchadConvergence avec Alwihdainfos et Tchadinfos

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