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Au Tchad, les militaires au pouvoir refusent de négocier avec les rebelles du FACT

Le Conseil Militaire de Transition (CMT) a annoncé, dimanche 25 avril soir, son refus de négocier avec les rebelles du Front pour l’Alternance et la Concorde au Tchad (FACT) qui ont lancé, il y a deux semaines, une offensive contre la capitale et qui s’étaient dit la veille ouverts à un cessez-le-feu.

Dans une déclaration à la télévision d’Etat Télé Tchad, le Porte-parole du CMT, le Général Azem Bermandoa Agouna a annoncé les intentions des militaires de mater la rébellion du FACT et demandé au Niger voisin de les aider à « capturer » le chef rebelle du FACT, Mahamat Mahdi Ali :

« L’heure n’est ni à la médiation, ni à la négociation avec des hors-la-loi« . « Le Tchad en appelle à la coopération et à la solidarité du Niger en vue de faciliter la capture et la mise à disposition de la justice de ces criminels de guerre« , a ajouté le porte-parole du CMT.

Samedi, le FACT s’était dit disposé à un cessez-le-feu suite à une médiation lancée la veille entre les militaires et les rebelles par les présidents du Niger et de la Mauritanie, membres de l’organisation du G5 Sahel qui regroupe le Tchad, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Burkina Faso. Le président du Niger, Mohamed Bazoum, avait notamment appelé le chef rebelle Mahdi Ali, selon un de ses conseillers.

« Nous avons répondu positivement à la médiation du Niger et de la Mauritanie et avons affirmé notre disponibilité à observer une trêve, un cessez-le-feu« , avait affirmé à l’AFP samedi soir, le président du FACT, Mahamat Mahdi Ali. Mais au même moment, selon lui, ses troupes continuaient de se faire bombarder par l’armée tchadienne. L’armée tchadienne a accusé dimanche des rebelles du FACT, et notamment leur chef, d’avoir fui sur le territoire nigérien.

Joint au téléphone par l’AFP, M. Mahdi Ali a affirmé pour sa part qu’il se trouvait toujours au Tchad, dans la province du Kanem, région frontalière du Niger, à environ 400 km au nord de N’Djamena.

« S’ils veulent faire la guerre, on fera la guerre. Si on nous attaque, on va répliquer », a-t-il affirmé dimanche soir à l’AFP, réagissant au refus de négocier de la junte militaire.

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