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Nov 08

Au Tchad, écoles, collèges, lycées et universités fermés depuis deux mois, mais cela inquiète-t-il le gouvernement Pahimi ?

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des-lyceens-a-ndjamena(N’Djaména, 8 novembre 2016) – L’arrêt des cours dans les écoles, collèges, lycées et dans les établissements de l’enseignement supérieur du Tchad est un sujet préoccupant et à titre d’exemple plus de 200.000 enfants du cycle primaire n’ont pas pour le moment accès à l’éducation, selon un rapport du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) rendu public lundi à N’Djaména.

L’année scolaire 2016-2017 lancée le 15 septembre dernier n’a été effective que dans certaines écoles privées avec beaucoup d’arrêts de cours à cause des différentes manifestations organisées par les étudiants.

Le droit à l’éducation est un droit fondamental de l’homme, indispensable à l’exercice de tous les autres droits de l’homme. « Toute personne a droit à l’éducation », article 17 de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples.

Le fameux slogan «Éducation pour tous» n’a donc pas droit de cité au pays de Toumaï au début de cette rentrée scolaire 2016 – 2017 car, les portes des écoles publiques sont hermétiquement fermées depuis lors. La grande partie des élèves tchadiens est au chômage en train de gambader dans les rues pour se divertir.  Les plus soucieux s’interrogent sur leur avenir : que vont-ils devenir ? Entretemps, une partie de ces élèves, ceux des écoles privées continuent de vaquer tranquillement à leurs activités académiques mais aussi dans une grande inquiétude. Surtout pour ceux qui sont en classe d’examen. Sans le fonctionnement des établissements publics, qui va organiser les examens de fin d’année ?

A ce rythme, il y a bien lieu de s’inquiéter sur le sort de nos futurs cadres ? Déjà dans certaines écoles catholiques associées, l’on se dit si rien n’est fait jusqu’à la  fin du mois de novembre, l’année sera invalidée. Car, ils ont beaucoup d’enseignants qui sont en grève. Même son de cloche du côté du collège Evangélique. Le temps court et rien de clair ne semble filtrer des différentes rencontres entre les acteurs politiques et ceux de la société civile pour mettre fin à ce débrayage qui n’a que trop duré. Le premier trimestre est d’avance perdu pour ceux des écoles publiques. Il  ne restera que cinq mois de cours en gros pour ceux des grands centres. Dans les provinces, il faut compter avec trois mois car dès les premières pluies les classes sont vidées.

Un des éléments non des moindres qu’il faut soulever, est ce que les autres accepteront-ils de voir les autres continuer ? Malgré que les forces de l’ordre soient postées devant chaque établissement pour dissuader tout mouvement de perturbations, les élèves arrivent au cours avec une peur de subir de représailles à tout moment. En province, les établissements privés ont presque fermé à cause des menaces. C’est N’Djaména seul qui résiste mais pour combien de temps ?

Le Tchad étant un pays extraordinaire ainsi, l’on peut s’attendre à des scénarios de tout genre pour juguler la crise scolaire. L’on va peut être valider l’année avec trois mois de cours. Attendons de voir.

TchadConvergence avec Tchadinfos

 

(5 commentaires)

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  1. Allarabeye Richard

    C’est en fait taper sur la tête d’un enfant et lui empêcher de pleurer. Aujourd’hui,les étudiants et élèves tchadiens n’ont aucun espoir et meurent de faim chez leurs parents qui sont eux-mêmes dans le même bateau. A mon avis,il n’y a pas de gouvernement responsable au Tchad car tous les membres de ce soit disant gouvernement envoient leurs enfants étudier à l’extérieur avec l’argent du pays qu’ils ont détourné.Voilà pourquoi la ferméture des écoles et universités ne les inquiète pas puisque leurs enfants et eux-mêmes ne sont pas victimes de cette crise qu’ils ont pourtant créée.Les syndicats citent les articles de la constitution pour reclamation de nos droits fondamentaux,c’est bien beau mais ce gouvernement lit-il la constitution???

  2. Taha mahamat

    sava aller Tous va être résoudre dans bientôt

  3. Djedouboum serge

    la verité finie tjr par triompher. nos gouvernants sont tous des analphabetes sinon cmt se sont ils laissé surprendre par la crise a ce points? les arguments avancés à savoir chutte du prix de petrole,guerre contre boko haram ne sont pas fondés.Ya pas un pays meurtri coe le nigeria ou le cameroun,mais ont ils sacrifiés leur peuple avc un soit disant 16 mesures coe solution au probleme.De grace si vous etes incapable de gerer ce pays,partez ya mille personnes capables de sauver notre pays.Merci!

    1. cheaka Manikasset

      Certes,le gvt à les yeux il ne voit pas, il a les oreilles mais il n’enttend pas voire État aussi. Sinon comment comprendre qu’un pays pétrolier peu être plongé dans une telle crise? Chantiers de l’État sont arrêtés,primes et indemnités coupés. Malgré tout ça pas de salaire. « République à vendre »

  4. Oufalba chrinous

    Quand le pays s’enfonce,les voleurs de la République font sourd d’oreille,mais un jour nous allons les rattraper.
    Dieu n’est pas fou pour laisser de bande de detourneur piloter un Etat.
    Bientot ils vont fuir,inchallah!

  1. Au Tchad, écoles, collèges, lycées et universités fermés depuis deux mois, mais cela inquiète-t-il le gouvernement Pahimi ?: Actualité Tchadienne – tchadpages – ACTUALITE TCHAD

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