Après avoir détruit l’école au Tchad, Idriss Déby parraine l’enseignement supérieur au Burkina Faso

1968-2018, l’Institut international d’ingénierie de l’eau et de l’environnement (2iE) a 50 ans. Le jubilé d’or a été commémoré solennellement lors d’une cérémonie qui a connu la présence du président du Faso. Ladite cérémonie a été parrainée par le président tchadien Idriss Deby Itno qui, à l’occasion, a été fait Docteur honoris causa de l’institut. C’était le 14 décembre 2018 au sein de l’institut.

Un cinquantenaire d’un institut de formation commémoré avec deux présidents africains comme invités spéciaux. Cela n’est pas courant. Mais à l’Institut international d’ingénierie de l’eau et de l’environnement (2iE), c’est arrivé le 14 décembre 2018. Signe de l’importance de cet institut pour la sous-région. Le prestigieux creuset de formation en ingénierie de l’eau et de l’environnement a atteint l’âge de la maturité. « De l’EIER ETSHER à 2iE, 50 ans au service de l’Afrique ». A l’occasion de la célébration de cet anniversaire, Idriss Deby Itno, président de la République du Tchad, parrain de la cérémonie, a été fait Docteur honoris causa de 2iE. Un important complexe a aussi été baptisé en son nom. Et pour le président de la République du Tchad, « cette double distinction honorifique, au-delà de sa personne, touche chacune et chacun des 15 millions de Tchadiens ». Par ailleurs, il s’est dit honoré de parrainer la cérémonie de commémoration du cinquantenaire de 2iE qui, selon lui, est « un merveilleux outil de formation qui a traversé les âges en expertise et en notoriété ». Il a réaffirmé son soutien à « ce précieux institut de formation ainsi qu’à la réforme de sa gouvernance pour répondre aux exigences d’un enseignement supérieur de qualité».

Pour rappel, l’Institut international d’ingénierie de l’eau et de l’environnement auparavant dénommé EIER et ETSHER, a été créé en 1968 sous l’impulsion d’un engagement politique de 14 pays qui sont : le Bénin, la Côte-d’Ivoire, le Burkina Faso, le Togo, le Mali, le Niger, le Sénégal, le Tchad, le Cameroun, le Congo, la Mauritanie, la Centrafrique, la Guinée et le Gabon. En 2002, on assiste à la fusion de l’EIER et de l’ETSHER qui débouche en 2006 sur une réforme d’où va naître l’Institut international d’ingénierie de l’eau et de l’environnement. C’est une association internationale à but non lucratif basée au Burkina Faso. L’institut a pour vocation de former en Afrique des ingénieurs-entrepreneurs compétents et innovants, capables de répondre aux enjeux du développement du continent. Aussi, il est question d’offrir des options de formation professionnelle continue aux cadres et techniciens des secteurs privés et publics. L’institut a aussi pour vocation de conduire des programmes de recherche/développement au service des secteurs privés et publics.

TchadConvergence avec Françoise Dembélé, lepays.bf

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