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Tchad: quand le Président Idriss Déby découvre à Faya-Largeau que personne n’est prêt à mourir pour son régime, il panique et vire tout le monde !

Place de l’indépendance à Faya-Largeau.

Le président du Tchad Idriss Deby Itno a limogé et remplacé plusieurs hauts responsables politiques et militaires dans le nord du pays, en marge d’une visite dans cette région qui suscite des inquiétudes sécuritaires à N’Djamena, selon des sources officielles.

En visite depuis lundi à Faya-Largeau (780 km au nord de la capitale), le président tchadien a remplacé le gouverneur, le préfet et le commandant d’une zone militaire de la région de Borkou, au moment où les inquiétudes sécuritaires grandissent dans cette région du Borkou-Ennedi-Tibesti (BET).

« Il est reproché aux responsables remplacés un laxisme et un laisser-aller », a indiqué une source locale contactée par l’AFP. Mais, en fait, l’homme qui tient le Tchad d’une main de fer depuis plus de 27 ans a senti une mystérieuse odeur de soufre transportée par un vent saharien. Personne n’a envie d’affronter les rebelles Tchadiens qui fourbissent leurs armes non loin de la frontière avec la Libye. Ceux qui ont pu se remplir le ventre, se sont déjà goinfrés jusqu’à rouler par terre, et n’ont plus envie de mourir pour le pire dictateur du monde, et ceux qui n’ont jamais eu l’occasion ne croit plus en Déby au crépuscule d’un pouvoir arrogant et cynique.

« Cette tournée de Déby à Faya intervient au moment où plane le spectre d’une rébellion aux confins Tchad-Libye », relève un observateur de la scène politique tchadienne.

Mi-août, des éléments de l’armée tchadienne avaient été attaqués à quelques km de la frontière libyenne, subissant plusieurs pertes, par des assaillants non-identifiés, a appris l’AFP de sources concordantes,

Depuis plusieurs mois, le dispositif sécuritaire a été renforcé dans les régions de l’extrême-nord (frontalier de la Libye), et de l’est du Tchad, à la frontière du Soudan, où se trouvent des rebelles tchadiens.

Contacté par l’AFP, le chef rebelle d’un mouvement basé au nord du Tchad craint qu’Idriss Déby ne « prépare une intrusion en Libye » après avoir « convoyé 200 véhicules au nord ».

« Plaque tournante de toutes les rébellions au nord du Tchad, la région (du Borkou) est devenue le lieu de tous les trafics surtout avec le désordre qui règne en Libye », constate un cadre de la région.

La ville de Faya-Largeau abrite également depuis plus de vingt ans une base avancée de l’armée française, aujourd’hui rattachée à Barkhane.

« Le président Deby mène une campagne de sensibilisation à l’endroit des notables de cette région pour qu’ils ne se laissent pas séduire par les sirènes de la rébellion », a indiqué à l’AFP un haut cadre de la région.

Selon la même source, le président Déby a fait appel à l’ancien président Goukouni Weddeye (1979-1982) qui l’a rejoint jeudi à Faya-Largeau. Initialement, le despote tchadien devrait se rendre dans le Tibesti pour y installer une base militaire avancée, mais face à l’hostilité de toute la région, il a décidé de se contenter de faire venir le président Goukouni Weddeye et quelques notables dans la capitale du Borkou.

TchadConvergence avec AFP

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