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Sep 30

« Si le gouvernement coupe les indemnités de 80%, alors il négociera avec les travailleurs dans la rue » (Michel Barka, président de l’UST, principal syndicat du Tchad)

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ust-2A travers un communiqué de presse signé du président de l’UST, Barka Michel, les membres du Conseil national syndical de l’union des syndicats du Tchad (UST), réunis en conseil national, ce jour 29 septembre 2016, ont examiné la situation sociale qui prévaut au Tchad.

Après analyse de différentes informations à l’issue des rencontres avec le gouvernement et tenant compte de la situation sociale préoccupante, les membres du conseil national syndical de l’UST demandent au gouvernement de payer les arriérés de salaire, les pensions des retraités et les subsides des maîtres communautaires dans un délai n’excédant pas 72 heures.

Selon les membres du conseil national syndical, d’ici la fin de la semaine, la grève observée jusqu’à ce jour avec service minimum prendra fin et sera remplacée dès le lundi 03 octobre 2016 par une grève sèche dans tous les secteurs socio sanitaires et ce, sur toute l’étendue du territoire. Ils mettent en garde le gouvernement en ce qui concerne l’application des mesures dites ‘’incontournables’’ qui touchent les acquis sociaux obtenus de haute lutte par les travailleurs. Les membres du conseil rappellent au gouvernement que ces acquis sociaux sont intouchables et préviennent que s’il met en application sa décision qui consiste à réduire de 80% les indemnités et primes des agents de l’Etat, il négociera avec tous les travailleurs dans la rue, précise le document.

L’Ust demande à tous ses militants du secteur privé et parapublic d’observer une grève d’avertissement à partir du jeudi 06 au samedi 08 octobre 2016 pour attirer l’attention du gouvernement sur les compressions des travailleurs pour des mesures économiques. Ce point constitue en même temps un préavis de grève lancé à compter de ce jour 29 septembre au patronat et autres chefs d’entreprises.

Par ailleurs, les membres du conseil national syndical exigent la libération immédiate de tous les étudiants arbitrairement arrêtés à N’Djamena et dans les différentes régions du pays et rappellent aussi que les manifestations font partie des droits reconnus par la Constitution de la République du Tchad.

Djimnayel Ngarlenan, Lepaystchad

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