Quand le régime divise pour mieux régner sur le Tchad: deux morts, six blessés et un chef de canton lynché dans le Barh El Gazel

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Dans un communiqué de presse, la Convention Tchadienne de Défense des Droits de l’Homme (CTDDH) dénonce des violents affrontements survenus le mercredi 6 Novembre 2019 dans la localité de Kamkalaga, département de Moussoro, dans la province de Barh El Gazel. Le bilan de ces affrontements est de deux morts, six blessés et un chef de canton nommé lynché par la population.  

Selon le communiqué de la CTDDH, le préfet de cette ville Monsieur Issa Brahim Kedallah avait voulu imposer de force, l’autorité du chef de Canton Sokoto Alifa Boukar dans une localité ne relevant pas de son ressort territorial.

Les populations de Kamkalaga ont vu toutes leurs démarches et recours rejetés par le Préfet Issa Brahim Kedellah.

Passant à l’acte, le Préfet a mobilisé toutes les forces de sécurité à sa disposition pour accompagner le chef de canton contesté afin de procéder à son officialisation de son autorité à Kamkalaga.

C’est ainsi que, le mercredi 6 novembre 2019, malgré les mises en garde des habitants de cette bourgade de kamkalaga au préfet de ne pas leur imposer l’autorité d’un chef de canton qu’ils conteste parce qu’ils relèvent d’un autre territoire administratif, le préfet escortant le chef de canton avait voulu l’imposer par la force. Il s’était donc heurté à l’hostilité des habitants qui lui barrent la route. Selon la CTDDH, le préfet ordonna alors à sont escorte de gendarmes de tirer sur la foule. Le bilan est de deux morts et six blessés.

Sur place, les populations se sont mobilisées et ont barré la route à la délégation du Préfet accompagnant le chef de Canton Sokoto, indésirable.

Sur la vidéo et le commentaire audio ci-dessous, le chef de canton contesté serait lynché par la population locale de Kamkalaga.

Ce conflit meurtrier est la conséquence logique de la politique d’émiettement des anciennes chefferies traditionnelles dans une stratégie de diviser pour mieux régner dans le but évident de créer des conflits meurtriers entre les tchadiens et faire oublier la gouvernance calamiteuse du pays.

La CTDDH exige la suspension immédiate du préfet et du chef de canton et de leur assignation en justice.

TchadConvergence

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