Libye: les affrontements s’intensifient à Mourzouk malgré les appels locaux et internationaux en faveur d’une trêve

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Les affrontements armés se sont intensifiés à Mourzouk, dans le su-ouest de la Libye malgré les appels locaux et internationaux en faveur d’une trêve.

Les affrontements armés se sont poursuivis et inteensifiés dans la ville de mourzouk avec des armes lourdes après la fête de la Tabaski, sans tenir compte de la trêve demandée par la mission des Nations Unies.

Des informations faisant état de violents affrontements depuis hier à Mourzouk ont été confirmées par des sources locales entre les tribus Fezzana (Ahali) et Toubou.

Les affrontements armés se sont concentrés dans les quartiers de Bandalwah et Magariaf, selon la source, confirmant que des obus de roquettes ont atterri dans ces zones.

Les frappes aériennes par les forces de Khalifa Haftar contre les quartiers résidentiels habités par les Toubous ont fait plusieurs morts et blessés parmi les civils, selon une source hospitalière.

Le mufti libyen, cheikh Al-Sadiq Al-Gharyani, a exprimé sa tristesse devant les récents meurtres commis au début de ce mois à Mourzouk, en particulier après les frappes aériennes des forces de Khalifa Haftar.

Le Mufti a appelé les communautés arabes et Toubou de la ville à se réconcilier et les a mises en garde contre des combats provoqués par des motifs ethniques, tribaux ou de représailles.

« Les querelles sont souvent alimentées par des parties étrangères qui utilisent des individus locaux comme le criminel de guerre Haftar comme outil pour déstabiliser la sécurité du pays », a déclaré mercredi Al-Gharyani dans son émission hebdomadaire à la télévision Tanasuh.

Il a également appelé le Conseil présidentiel de Tipoli et le ministère de l’Intérieur à avoir une présence et des renseignements réels dans la région du sud afin qu’ils puissent savoir ce qui se passe réellement là-bas.

Le Mufti a indiqué que les sudistes avaient besoin de protection et de sécurité, ainsi que de services, car ils comptent maintenant sur le gouvernement du Conseil présidentiel pour que des changements se produisent dans leur district.

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies au Moyen-Orient a déclaré qu’au moins 90 civils ont été tués et plus de 200 blessés dans les affrontements qui se déroulent à Mourzouk depuis le début du mois.

Dans une déclaration publiée mercredi, le Bureau a précisé que la violence à Mourzouq avait contraint plus de 1 285 familles à fuir leur domicile, soulignant que certaines de ces familles étaient hébergées dans des abris collectifs dans la région, tandis que d’autres ont refusé de quitter leurs quartiers par peur d’actes de représailles.

TchadConvergence

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