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Le combat perdu du Maréchal Idriss Déby contre la corruption au Tchad

Transparency International (TI), une ONG allemande qui se consacre à la lutte contre la corruption dans le monde a présenté jeudi dernier son rapport concernant l’indice de perception de la corruption pour l’année 2020.

L’indice qui classe 180 pays et territoires, dont 54 en Afrique en fonction du niveau de corruption dans le secteur public, tel qu’il est perçu par les experts et les hommes d’affaires, utilise une échelle de 0 (pour les pays jugés « extrêmement corrompus ») à 100 (pour les pays « extrêmement intègres »).

Sur cette échelle, le Tchad obtient 21 points et est classé parmi les 20 pays les plus corrompus de la planète.

Au Tchad, la corruption est endémique et systémique, et le secteur public est envahi à tous les niveaux. Rien ne se fait sans corruption, dans l’administration tchadienne, tout se monnaye, au vu et au su de tout le monde.

En janvier 2018, le ministère des Finances et du Budget a mis en place un numéro vert, le 700, destiné à recevoir aussi bien les appels d’acteurs économiques que ceux de simples citoyens désireux de « dénoncer tout agent indélicat qui chercherait à se faire corrompre dans le cadre de la délivrance d’un papier administratif ou le paiement d’une taxe« . «Il est inadmissible qu’un pays comme le Tchad n’enregistre que 100 milliards de nos FCFA de recettes douanières par an», a regretté Dr Abdoulaye Fadoul Sabre, le ministre des Finances et du Budget de l’époque, lors de la présentation du dispositif. Et, pour bien montrer combien la question est prise au sérieux au plus haut sommet de l’État, 500 militaires de la garde présidentielle se sont constitués en « force d’appui aux régies financières « . Leur rôle : interpeller tout agent présumé véreux ou surpris en flagrant délit de corruption dans l’une ou l’autre des régies de douanes du pays.

Les autorités tchadiennes n’en étaient pas à leur première tentative. En 2012, a été lancée l’« Opération Cobra » contre l’enrichissement illicite, laquelle n’a apporté aucun changement à un système de corruption bien ancré.

Au niveau mondial, le Danemark et la Nouvelle-Zélande sont en tête de l’indice, avec 88 points, suivis de la Finlande, Singapour, la Suède et la Suisse, avec un score de 85 chacun. La Syrie, la Somalie et le Soudan du Sud arrivent en dernière position, avec 14, 12 et 12 points, respectivement.

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