Disparition de l’hélicoptère de l’armée tchadienne: 8 jours après, les recherches se poursuivent et le mystère demeure

Des recherches pour retrouver un hélicoptère de l’armée tchadienne, disparu dans le nord du Tchad depuis plus d’une semaine, étaient toujours en cours jeudi, selon un communiqué laconique signé par le Colonel Azem Bermendoa Agouna, porte-parole de l’armée.

« Le 13 mars 2019, un hélicoptère de l’armée de l’air tchadienne ayant à son bord quatre membres d’équipage a décollé de N’Djaména à 10h45 pour une mission à Faya-Largeau, dans le nord du Tchad. L’hélicoptère a perdu contact avec sa base et n’a pas pu rejoindre sa destination », a indiqué le communiqué de l’armée tchadienne, confirmant ainsi officiellement la disparition de l’hélicoptère.

Mais le communiqué ne donne de précisions ni sur l’identité des membres de l’équipage et ni sur le modèle d’avion disparu. Cette situation irrite les familles des militaires qui n’hésitent pas à dénoncer le silence du gouvernement sur les réseaux sociaux.

« L’armée de l’air tchadienne appuyée par les armées de l’air française et américaine ont enclenché des recherches aériennes dans la zone qui n’ont pas abouti », a-t-il ajouté, précisant que « des recherches terrestres sont toujours engagées » pour le retrouver et promettant que « l’opinion sera informée, au moment venu des résultats des recherches ».

A bord de l’hélicoptère, se trouvaient trois Tchadiens et un Biélorusse, a confié à l’AFP une source proche de l’armée de l’air tchadienne. Selon la même source, l’appareil porté disparu est un MI-17, un hélicoptère de transport de fabrication russe, mis en service au début des années 1980. L’armée tchadienne compte une dizaine d’hélicoptères, selon la source sécuritaire.

En décembre 2005, un hélicoptère de l’armée tchadienne s’était écrasé à Adré, dans l’est du pays.

Depuis plusieurs mois, l’armée est déployée dans le Tibesti, extrême-nord du Tchad, théâtre d’affrontements récurrents entre l’armée et les populations civiles qui se sont révoltées contre l’exploitation de l’or par les proches du dictateur tchadien sans aucun cadre légal de l’Etat. Des hélicoptères Mi-17 de l’armée ont été utilisés au cours de ces affrontements, à Miski notamment. Au début de ce mois, le « Derdé », Chef traditionnel des Toubous, Erzei Barka Sougoumi est arrivé à Miski à la tête d’une délégation pour faire une médiation entre le Comité d’autodéfense et le régime de N’Djaména qui menace d’envoyer encore son armée dans la zone aurifère de Miski. Comme les forces de son allié libyen Khalifa Haftar contrôlent actuellement plus ou moins le sud de la Libye, pour Idriss Déby, il est temps de revenir dans le Tibesti pour mâter les villageois de Miski qui refusent le vol de leurs ressources minières par ses proches. Une réunion devrait se tenir ce 20 mars avec les populations de Miski pour décider de la suite à donner à cette médiation. « Nous refusons catégoriquement d’être désarmés dans la mesure où les raisons qui nous ont conduits à prendre les armes contre les autorités n’ont pas trouvé de solution », avait déclaré, Molly Sougui, porte-parole du comité d’autodéfense de Miski, à la suite d’un appel au désarmement lancé par le gouvernement. « Avant d’envisager le désarmement de la population dans la province du Tibesti » le Comité d’autodéfense de Miski revendique notamment le droit à « l’exploitation de l’or de Miski de façon légale », a ajouté l’ancien sous-préfet Molly Sougui.

Le nord du Tchad, frontalier du Soudan, de la Libye et du Niger, est une région désertique, peu habitée et très volatile. Plusieurs groupes rebelles tchadiens qui avaient établi leurs bases dans le sud libyen, se sont rapprochés de la frontière entre le Tchad et la Libye après l’offensive des forces du libyen Khalifa Haftar dans le sud du pays. Fin janvier, des rebelles tchadiens sont entrés depuis la Libye dans le nord-est du Tchad. Des frappes françaises ont stoppé l’avancée de la colonne, suscitant des critiques.

Mise à jour du vendredi 22 mars à 9h12: selon une information de dernière minute non confirmée officiellement, l’épave de l’hélicoptère de l’armée, disparu depuis le 13 mars, a été retrouvée ce vendredi à une cinquantaine de kilomètres de la ville de Faya-Largeau, dans le nord du Tchad. Les membres de l’équipage n’aurait pas survécu au crash de l’hélicoptère.

TchadConvergence

1 thought on “Disparition de l’hélicoptère de l’armée tchadienne: 8 jours après, les recherches se poursuivent et le mystère demeure

  1. L’hélicoptère seras retrouvé de que possible incha-allah nous sommes toujours deriere notre cher et frère le général d’armée Idriss Deby Itno président de la république du tchad chef de l’État chef suprême des armées

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