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Des milliers de libyens ont célébré ce samedi le 7e anniversaire de la chute de Kadhafi

Des milliers de libyens ont célébré samedi le 7e anniversaire de la révolution qui a renversé le régime de Mouammar Kadhafi en 2011, malgré leur calvaire quotidien dans un pays miné par une crise politique et économique sans précédent.

La Libye commémorait, samedi 17 février, le 7e anniversaire de la révolution qui a entraîné la chute du régime de Mouammar Kadhafi. Dans la capitale Tripoli comme dans d’autres villes du pays, des milliers de personnes arborant les couleurs du drapeau national -rouge, vert et noir- se sont rassemblées sur les places publiques où les autorités avaient organisé des concerts ou la diffusion de chansons via des haut-parleurs. A Tripoli, la place des Martyrs a servi de point de ralliement. Des défilés de scouts et de troupes musicales ainsi que des concerts et feux d’artifices y ont eu lieu vendredi et samedi.

Une crise politique durable

Deux autorités se disputent le pouvoir en Libye : le gouvernement d’union nationale (GNA), issu, fin 2015 d’un accord parrainé par l’ONU, est basé à Tripoli, tandis qu’une autorité rivale s’est installée dans l’Est du pays, contrôlé en grande partie par les forces du controversé maréchal Khalifa Haftar.

« Peut-être qu’un régime est fini, mais la vérité est que nous n’avons pas réussi à nous débarrasser d’une culture qui a dominé les esprits et les pratiques de beaucoup de gens qui sont aujourd’hui au-devant de la scène et qui considèrent la patrie comme un butin », a reconnu samedi le chef du GNA, Fayez al-Sarraj dans un discours à la télévision.

Fayez al-Sarraj a estimé qu’une réconciliation nationale était le seul moyen de sortir le pays de la crise et de mettre fin aux divisions.

Il a par ailleurs appelé certains pays à cesser leur intervention en Libye, les accusant d’« attiser les conflits » dans son pays.

L’insécurité est totale dans le pays, la lutte pour le pouvoir s’est intensifiée, la division s’approfondit, l’État est absent et les 3 000 milices règnent en maître avec entre les mains des dizaines de millions d’armes…

« Quand il y a 20 millions d’armes pour 6 millions d’habitants, comment imaginer que des élections puissent réussir » en Libye, se demande Federica Saini Fasanotti du Brookings Institution à Washington. « Les élections sont l’apothéose de la démocratie, pas le début ».

Quant à l’économie, elle reste très en deçà de son potentiel, alors que le pays constitue la première réserve pétrolière en Afrique. Le manque de liquidité oblige les citoyens à attendre pendant de longues heures dans des files sans fin pour obtenir une partie de leurs salaires.

L’Occident impuissant
Confrontés à ce chaos, les Libyens ne cachent plus leurs regrets. Le représentant spécial de l’ONU pour la Libye laisse entendre ses doutes quant à la tenue des élections générales prévues normalement cette année. L’Occident qui fait son mea culpa au vu des conséquences de son intervention en Libye, parait impuissant devant l’étendue du problème. La situation est plus que jamais dans l’impasse.

TchadConvergence avec AFP et RFI

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