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Nov 12

Crise sociale: le barreau du Tchad dénonce la mauvaise gouvernance du pays

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avocats-du-tchadLe Conseil de l’Ordre des Avocats du Tchad réuni en séance extraordinaire s’insurge contre la paralysie générale dans laquelle se trouve selon eux le pays depuis un certain temps à cause d’une mauvaise gestion ne répondant pas aux critères d’une bonne gouvernance.

Dans un document dont APA a obtenu copie, le barreau, en rappelant quelques textes règlementaires, nationaux et internationaux, relève que «la bonne gouvernance se caractérise par la transparence de l’action publique, le contrôle de la corruption, le libre fonctionnement des marchés, la démocratie et l’État de droit».

Au lieu de cela, déplore le barreau du Tchad, on constate une «situation désastreuse marquée par le non-paiement des salaires des fonctionnaires et des bourses des étudiants d’une part, et le non-respect par l’État de ses engagements vis-à-vis de ses créanciers d’autre part».

Constatant que cette situation à celle d’une entreprise en état de cessation de paiement a conduit le gouvernement à prendre les 16 mesures dites «mesures de réforme d’urgence», les avocats reconnaissent dans un premier temps que la lutte contre le terrorisme dans la sous-région est une démarche louable par tous pour la stabilité de la sous-région et la paix à l’intérieur du pays.

Toutefois, ils soulignent que pareille démarche ne doit pas conduire le gouvernement à minimiser les besoins prioritaires de son peuple au plan interne.

Dans cette perspective, le barreau rappelle au gouvernement que la charte africaine des droits de l’homme et des peuples dont le Tchad est partie prenante, précise en son préambule entre autres considérants que la «liberté, l’égalité, la justice et la dignité sont des objectif essentiels à la réalisation des aspirations légitimes des peuples africains».

L’ordre des avocats du Tchad souligne ainsi qu’il est essentiel d’accorder une attention particulière au droit au développement, que les droits civils et politiques sont indissociables des droits économiques, sociaux et culturels tant dans leur conception que dans leur universalité et que la satisfaction des droits économiques sociaux et culturels garantit la jouissance des droits civils et politiques.

Les avocats soulignent que «la loi fondamentale reconnait à chaque citoyen la liberté syndicale, le droit de grève, le droit à la culture, le droit à l’instruction, le droit au travail, le droit à la santé, entre autres».

L’ordre des avocats en observant avec stupéfaction le non-respect des droits fondamentaux énumérés, «conseille humblement au gouvernement de tout mettre en œuvre pour éviter une année blanche, garantir à tous la santé, garantir à tous l’accès à la justice, sauvegarder les droits acquis, payer tous les arriérés de salaires et de bourses, identifier les vrais problèmes à l’origine des crises de trésorerie, respecter les principes régissant les finances publiques, gérer ces finances pour le bien du peuple, rapatrier et ou restituer les fonds détournés et bannir dans toutes ses formes l’impunité».

Tout en appelant le gouvernement au sens des responsabilités, l’ordre des avocats du Tchad lui «recommande de payer tous les arriérés et de bourses, d’apurer la dette intérieure et d’assainir les finances publiques et d’instaurer la bonne gouvernance à tous les niveaux de l’administration publique».

TchadConvergence avec l’Agence APA

 

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