Bernard Cochery nommé nouvel ambassadeur de France au Tchad

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L’actuel ambassadeur de France à Brazzaville, Bernard Cochery est nommé à N’Djamena.

âgé de 59 ans, Bernard Cochery a été ambassadeur de France à Conakry jusqu’en 2016 avant de rejoindre le Congo.

Il remplace à la fin du mois d’août Philippe Lacoste en poste au Tchad depuis 2016.

Sur le départ, ce dernier a cependant été laissé sans affectation par le Quai d’Orsay. Un traitement qui vient sanctionner l’inaction supposée du diplomate à l’occasion du voyage effectué le 2 décembre dernier par Alexandre Benalla à N’Djamena. Comme l’avait révélé La Lettre du Continent, l’ancien chargé de mission d’Emmanuel Macron était venu, deux semaines avant le voyage officiel du président français au Tchad, négocier avec Philippe Hababou Solomon le rachat de la société tchadienne Manufacture des équipements militaires (Manem) pour le compte du fonds d’investissement turc Barer Holding d’Oktay Ercan. A la tête d’une délégation d’une dizaine d’hommes d’affaires turcs et qataris, l’ancien chargé de mission de l’Élysée avait rencontré le président tchadien Idriss Déby ainsi que son frère Oumar Déby.

Le voyage d’Alexandre Benalla avait suscité un embarras considérable à Paris. Quelques semaines plus tard, entre Noël et le jour de l’An, Le Monde et Médiapart avaient révélé que l’ex-chargé de mission de l’Élysée disposait encore de passeports diplomatiques. Le procureur de la République avait alors été saisi par le ministère des affaires étrangères pour « utilisation illicite de passeports diplomatiques ».

Le 16 janvier, devant la commission d’enquête parlementaire visant à éclaircir le rôle d’Alexandre Benalla, le ministre des affaires étrangères Jean-Yves Le Drian avait ouvertement dénoncé le rôle de Philippe Lacoste, lui reprochant notamment de ne pas avoir communiqué dans les meilleurs délais la présence de l’ancien chargé de mission de l’Élysée à N’Djamena. Au cours de son audition, il avait évoqué un « regrettable manque d’appréciation », soulignant que l’ambassadeur « n’avait pas considéré qu’il fallait en faire rapport ».

TchadConvergence avec La Lettre du Continent

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