Un an après, la guerre des tranchées reprend entre les leaders du syndicat national des enseignants chercheurs du Tchad

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Ce lundi 13 mai 2019, deux leaders du Syndicat national des enseignants-chercheurs du supérieur (Synecs), à savoir, le président du Syndicat national des enseignants-chercheurs du supérieur (Synecs), Jérémy Guirayo, et son secrétaire général, Mahamat Nour Ahmat Roufaye ont été arrêtés par la coordination de la police judiciaire (PJ).

En effet, une plainte aurait été déposée par leur trésorier général, « Ils ont pris cinq millions de francs CFA pour organiser les manifestations de la célébration de la fête du 1er mai 2019, mais n’ont rien organisé », a confié à Tchadinfos un témoignage de la part du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

D’après d’autres soupçons, le président du comité d’organisation du congrès du syndicat aurait reçu des pots-de-vin d’une valeur estimée à deux millions FCFA venant de Jeremy Guirayo et Mahamat Nour Roufaye. Cependant, la coordination de la Police judiciaire a imposé aux responsables du Synecs de rembourser les trois millions, autrement l’affaire se poursuivra au parquet de grande instance de N’Djamena.

Les divergences entre le président du Synecs, le Secrétaire Général et le Trésorier général remontent au fort moment de la grève déclenchée en 2018 par la plateforme syndicale.

En effet, selon un communiqué du Bureau exécutif national du Synecs publié le 12 juin 2018, Dr Guirayo Jérémie et Dr Mahamat Nour Ahmat Roufaye ont été suspendus de leurs fonctions. Les motifs invoqués étaient : « la haute trahison, le détournement de fonds destiné au fonctionnement du bureau, l’usage du Synecs à des fins politiques, abus d’autorité, incompétence notoire et refus de dialoguer avec les partenaires pour des intérêts égoïste et personnel ».

Par une autre décision prise le même jour par le même Synecs, deux membres du Bureau Exécutif National, Dr Faustin Dingaonarbé Laobol et M. Adoum Youssouf Mahamat respectivement Chargé de la communication et Trésorier général ont été « suspendus de leurs fonctions pour des mesures disciplinaires après avis de toutes les Sections des Établissements supérieurs ».

Evidemment, cette division ne peut que réjouir le régime tchadien et son ministère de l’Enseignement supérieur qui alimente cette situation pour fragiliser encore davantage le Synecs réputé intransigeant et considéré comme l’une des plus puissantes centrales syndicales du pays. 

TchadConvergence

Une réaction sur “Un an après, la guerre des tranchées reprend entre les leaders du syndicat national des enseignants chercheurs du Tchad

  1. j’ai appris aussi comme vous le dites mais quelques nuances à ne pas négliger. En effet, le trésorier qualifie Guirayo de hors la loi puis que suspendu. Alors que les sections ont rétablit Guirayo et les autres dans leurs droit. Comment un chargé de communication peut il suspendre un président élu au Congrès? Il faut bien regarder et informer objectivement.
    Merci de prendre en compte mes observations.

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