Tchad: craignant le syndrome soudanais, le régime interdit le congrès de l’UNDR et capture un leader politique équato-guinéen venu y assister

Andrés Esono Ondo, secrétaire général de la Convergence pour la démocratie sociale en Guinée équatoriale (CPDS).

Le parti d’opposition équato-guinéen Convergence pour la démocratie sociale en Guinée équatoriale (CPDS) dénonce l’arrestation au Tchad dans des circonstances étranges de son secrétaire général, Andrés Esono Ondo venu pour assister au congrès de l’Union Nationale pour le Développement et le Renouveau (UNDR) à Mongo dans le Guéra.

Andrés Esono Ondo est arrivé hier matin à N’Djamena. Tout au long de la journée, il s’est rendu dans la ville de Mongo, où se tient le congrès de l’UNDR, un parti allié du CPDS, dirigé par le Député Saleh Kebzabo. 

Tout était normal jusqu’au matin d’aujourd’hui où les forces de police sont apparues à l’hôtel où séjournent tous les clients internationaux. La police a arrêté tout le monde, y compris Andrés Esono. Et la nuit, vers 22h30, ils ont rendu les passeports à tous les détenus, à l’exception d’Andrés Esono, selon des sources concordantes. La police l’a informé qu’il devait les accompagner à N’Djamena, à plus de 500 km de Mongo pour être interrogé. Les dernières conversations téléphoniques avec les cadres de son parti ont eu lieu à onze heures et demie du soir, au moment où l’opposant équato-guinéen et un groupe de policiers sont partis pour N’Djamena. La destination était apparemment la Direction générale de la sécurité dans la capitale tchadienne.

Dans un communiqué parvenu à TchadConvergence, le CPDS, deuxième parti en Guinée Equatoriale, a assuré que « cette détention n’est pas motivée » et a défini l’arrestation de son dirigeant comme « un grave outrage » à un opposant du régime équato-guinéen. « Aucune raison n’a été donnée pour cette détention Jusqu’au moment de la publication de ce communiqué, le parti manque d’informations sur sa situation », a-t-il ajouté.

Après la confirmation de l’arrestation d’Andrés Esono, des forces politiques espagnoles ont fait part de leurs préoccupations aux autorités tchadiennes et à tous les pays capables d’influencer le Tchad tenu d’une main de fer par Idriss Déby depuis près de trois décennies.

« Nous sommes très préoccupés et attentifs à la détention injustifiée d’Andrés Esono, secrétaire général du parti d’opposition CPDS au Tchad. Nous espérons une clarification rapide de la situation et de sa libération immédiate ».

Andrés Esono est « effectivement détenu par les renseignements généraux » tchadiens à N’Djamena, a confirmé à l’AFP le porte-parole de la police nationale, Paul Manga, affirmant ne pas connaître les raisons de son arrestation.

Dans une interview à Alwihda info, Saleh Kebzabo a confirmé l’interdiction du congrès de son parti et l’arrestation d’Andrés Esono. « Il n’a pas été libéré. Il est aux renseignements généraux. Il va être ensuite récupéré par le directeur général de la police qui va venir le prendre, parait-il, pour l’amener je ne sais où. C’est quelqu’un qui est sorti librement de son pays, c’est un chef de parti. Il est parti il y a environ cinq jours de son pays. Il est allé à l’Ambassade du Tchad prendre son visa, on lui a donné le visa. Il est allé faire une escale de deux jours à Douala. Voilà son itinéraire. Il est arrivé à N’Djamena avant-hier soir à 19 heures. Nous l’avons accueilli. Nous sommes venus à Mongo hier soir et la police l’a pris. Qu’est-ce qu’ils peuvent nous trouver comme argument ? Le gouverneur m’a dit que d’après la fiche qu’il a reçu de la police, c’est une personne dangereuse. Pourtant, ils l’ont laissé sortir de son pays », a déclaré le Chef de file de l’opposition tchadienne.

TchadConvergence

1 thought on “Tchad: craignant le syndrome soudanais, le régime interdit le congrès de l’UNDR et capture un leader politique équato-guinéen venu y assister

  1. C’est injuste de faire arrêter un opposant étranger qui est venu dans les cadre d’échange avec le pati UNDR que je ne sais-je pas arrêter par les policiers tchadiennes . Les policiers ne devraient pas l’arrêter sans toute fois avoir un mandat d’arrêt . c’est une affaire des droits international public.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.