Tchad: craignant le syndrome soudanais, Idriss Déby annonce la suspension des taxes douanières sur les denrées alimentaires pendant six mois

Au Tchad, l’inquiétude gagne de plus en plus les autorités de la dictature face à la colère grandissante de la population qui a dû surmonter une difficile pénurie de gaz et qui peine à se nourrir avec la pauvreté et la cherté de la vie. Ces dernières semaines, la révolution populaire au Soudan préoccupe le Gouvernement. L’appel à la marche pacifique du Collectif tchadien contre la vie chère, de militants et d’acteurs de la société civile a renforcé l’inquiétude du despote tchadien. 

Pour éviter un scénario à la soudanaise au Tchad, le dictateur du Palais rose recherche depuis plusieurs jours un projet de réduction, voire de suppression des taxes douanières sur les produits alimentaires importés. L’existence du projet, confirmée ce vendredi par Idriss Déby lui-même, devrait se concrétiser rapidement pour une probable « période de test de six mois », a-t-il précisé. 

En se penchant sur la taxation des produits alimentaires importés, le Gouvernement veut dissiper la colère des tchadiens et éviter une possible généralisation de la contestation, explique une source au sein du Gouvernement. 

L’homme qui tient le Tchad d’une main de fer depuis près de 30 ans a confirmé ce vendredi 3 mai que des réflexions sont actuellement en cours pour réduire les taxes douanières afin de permettre d’abaisser les prix à la consommation des ménages, en réponse à la colère des tchadiens face à la cherté de la vie. Il a fallu attendre la révolte soudanaise !


La photo ci-dessus, publiée par Oxfam, montre des femmes tchadiennes en train de bêcher des fourmilières pour voler des graines à leurs occupantes. « A Azoza, au Tchad, des femmes creusent des fourmilières à la recherche de graines, pour se nourrir ».

« Nous menons une réflexion puisque nous sommes aussi aujourd’hui devenus des consommateurs d’un certain nombre de produits importés comme le blé, le riz, l’huile et puis le macaroni. C’est entré dans nos traditions. Nous allons mener cette réflexion rapidement et lancer l’idée de réduire les taxes douanières pour permettre de réduire encore les prix à la consommation des ménages », précise Idriss Déby. 

Un test de six mois

« La réflexion est déjà lancée, nous allons peut être dans les semaines à venir, ne serait-ce que pour six mois, arrêter cela et puis voir un peu le comportement du marché, est-ce que ça suit ou ça ne suit pas. C’est important. On espère que ça va suivre », explique le Sultan du Dar-Bilia. 

D’après Déby, « tout ça c’est pour donner une nouvelle chance à chaque tchadien d’avoir un repas par jour à des coûts moyens. La flambée des prix actuelle est artificielle et maitrisable. Donc, il est de notre responsabilité de le faire ».

Le chef de l’Etat a « déjà le contact avec beaucoup de commerçants qui ont adhéré massivement à l’idée de Juste prix ». Il espère que « ça donnera des résultats » et promet que « le Gouvernement fera des gestes pour que les prix à la consommation des produits de première nécessité importés soient à la portée de l’ensemble des ménages »

Pas de taxes sur les produits locaux

« Je répète, pour tout ce qui est produit issu de notre production propre, agricole ou autre, il n’y a pas de taxes. Il n’y a pas de taxes, il y a des arnaqueurs sous-préfets, chefs de cantons, chefs traditionnels », a souligné Déby qui a dénoncé « les barrières artificielles qui sont mises par la Gendarmerie, la Police, les agents de l’ANS, les eaux et forêts et autres qui arnaquent les commerçants ». Pour lui, « cela doit cesser immédiatement. (La) lutte doit être une lutte sur le terrain. »

« Faire en sorte que les hommes d’affaires et commerçants tchadiens se réveillent »

« Je pense que nous arriverons à faire comme dans d’autres pays comme le nôtre. Je prends le cas du Niger, du Burkina que je connais très bien. Quand vous regardez les prix à la consommation des produits de première nécessité, comparé à nos produits au Tchad, il n’y a rien à voir. Le Tchad est très loin, il n’y a plus de pétrole maintenant donc nous allons nous y mettre dans le travail pratique de la production agricole, animale pour booster notre économie et faire en sorte aussi que les hommes d’affaires, commerçants tchadiens se réveillent et utilisent leur intelligence pour créer des chaines de valeur », précise l’homme qui a développé la misère au Tchad.

TchadConvergence avec Alwihdainfos


2 thoughts on “Tchad: craignant le syndrome soudanais, Idriss Déby annonce la suspension des taxes douanières sur les denrées alimentaires pendant six mois

  1. Arrêtez votre charabia monsieur et membres de gouvernement. Vous disez « il n’y a plus de pétrole maintenant » c’est pas ça qu’on veut parce que nous savons bel et bien que vous avez encaissé des milliards de l’argent dans votre compte bancaire à l’étranger et certains d’entre vous ont même acheté des maisons à l’étranger. Si vous voulez vraiment qu’on doit développer ce pays, arrêtez d’augmenter le prix de taxes au société étrangère et laisser de s’intégrer et donner la place aux chômeurs qui mérite mais pas ses analphabètes qui ne connaissent même pas a penser de façon positive mais plutôt donner la place a ceux qui pensent et capables d’évoluer le pays.
    Monsieur le Président, laisse le peuple tchadien to drame pour émerger ce pays.

  2. Il cherche encore à endornir les tchadiens qui sont musélés, humilés, torturés, réduits au néant pendant des décenies. L’homme prépare le terrain pour les élections à venir. Il connait tout ce qui passe mais il s’en fout. Or, toute chose a son terminus c’est ce qu’il ignore. Son ami était hors du tunnel. S’il veut réellement changer, il n’a que commencer par le rétablissement des gels des fonctionnaires et de cesser d’animer la galérie avec des discours de flaterie car on en a assez écouté.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.