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Oct 02

Crise financière au Tchad: l’opposition FONAC réclame un audit sur la gestion de l’État

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fonac_01-10-16Le Coordonnateur du Front de l’opposition nouvelle pour l’alternance et le changement (Fonac), Saleh Kebzabo a animé une conférence de presse samedi 1er octobre au siège du Pld.

Saleh Kebzao indique que les événements se précipitent dans notre pays depuis la publication par le gouvernement de quelques «mesurettes» qui n’auront aucun impact sur la catastrophe qui s’est abattue sur notre pays. Car dit-il, le problème du Tchad est politico structurel.

«Deby est le problème et ne peut pas être la solution. Il a mis en place un système de prédation avancée, le Tchad est aujourd’hui en panne et en état de cessation de paiement. Cette situation était prévisible depuis quelques années. Le signal le plus visible était la décision du gouvernement prise en décembre 2015 d’avouer son incapacité d’organiser le sommet de l’Union Africaine qui devait se tenir en juillet 2016 à N’djamena», affirme le Coordonnateur du Fonac.
Pour lui, l’État tchadien est une pure fiction, incapable de faire face à ses obligations élémentaires et régalienne. «Le départ du Président Déby me parait inévitable, s’il aime réellement son pays», conseille Saleh Kebzabo.

Il faut des audits
Saleh Kebzabo exige des clarifications sur la gestion des chantiers arrêtés, la gestion des projets tels que le PNSA, l’ONASA, le montage des tracteurs, les chantiers payés et non livrés, les différents fonds, le chantier de l’ONRTV, les travaux de rénovation et d’extension de la Présidence de la République, les villas présidentielles de l’UA, les hôpitaux mère et enfant et de la renaissance, le campus de Toukra, le bitumage des rues urbaines et routes nationales, la gestion des grands travaux présidentiels.
Le coordonnateur du Fonac estime que c’est en effectuant ces contrôles que le gouvernement pourra récupérer des centaines de milliards de francs volés et dont une partie est planquée à l’extérieur, dans les paradis fiscaux.

Dégraisser la présidence et le gouvernement
Pour diminuer le train de vie de l’Etat comme exige la situation, le Fonac propose la restructuration en profondeur des services de la présidence en supprimant la direction générale de la communication, réduire de façon drastique le nombre des conseillers, réduire les voyages présidentiels à l’étranger et supprimer la direction des grands travaux présidentiels et l’Ans.
Il faut revoir la composition du gouvernement à 21 ministres au maximum ; supprimer le conseil économique, social et culturel, la Médiature de la République, la Haute cour de justice, le Haut conseil de la communication et le Collège de contrôle des revenus pétroliers, la refonte de l’administration territoriale est un impératif pour réduire la taille et supprimer les communes pour organiser des nouvelles élections.

De toutes ces mesures, Saleh Kebzabo demande instamment aux citoyens de s’assumer pleinement et s’abstenir à partir d’aujourd’hui de payer toutes les taxes et autres amendes qui sont systématiquement détournées.

Le coordonnateur du Fonac apporte son soutien inconditionnel aux revendications et à la lutte des travailleurs, des retraités, des étudiants et conséquemment aux grèves net toutes actions qu’ils mènent par des actions légales et pacifiques afin de recouvrer leur droit. Il condamne par ailleurs la répression barbare et illégale subi par les vaillants étudiants qui ont eu à affronter des chiens policiers lâchés à leurs trousses comme à la sinistre époque de l’apartheid sud-africain.

TchadConvergence avec Lepaystchad

 

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