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Oct 08

Entre Idriss Déby et Nicolas Sarkozy, le divorce, c’est maintenant à la veille de la primaire de la droite et du centre en France

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sarkozy-et-debyHier, sur RFI, interrogé sur les conséquences de l’intervention en Libye, qui avait conduit à la chute de Mouammar Khadafi, Nicolas Sarkozy a indiqué qu’il n’avait aucune leçon à recevoir d’Idriss Déby. Une réponse au président tchadien, qui avait affirmé que la coalition n’avait pas assuré le «service après-vente» de l’opération. Le parti au pouvoir au Tchad rétorque que Nicolas Sarkozy a une part importante dans le désordre sécuritaire que le Tchad et ses voisins vivent actuellement.

Le président tchadien Idriss Déby a déclaré, comme d’autres chefs d’états africains, que la coalition n’avait pas assuré en 2011 le «service après-vente» [une expression du président tchadien] de l’intervention militaire au Tchad, laissant notamment milliers de combattants surarmés affluer au Nord Mali, d’où la prise de Tombouctou en avril 2012.

« Moi, je ne polémique pas avec Idriss Déby. Je suis toujours prêt à recevoir des leçons de qui vous voulez. Je ne suis pas sûr qu’il soit tout à fait le mieux placé pour en donner, mais enfin c’est certainement un autre sujet. Mais c’est faux ce qu’il dit ! Parce que «service après-vente», même si je n’aime pas cette expression, je rappelle que l’intervention en Libye a eu lieu avec un mandat international de l’ONU et l’accord de la Ligue arabe. La guerre est gagnée. «Service après-vente», il y a eu des élections, l’oublie-t-il ? Élections libres. Quel taux de participation : 60%. Qui les gagne : les modérés. Cette élection a lieu en juillet 2012. Je suis parti en mai 2012. C’était donc à moi de m’en occuper après ? La vérité, c’est que ce fut une grave erreur de la communauté internationale et de la France de laisser tomber la Libye avec les résultats que l’on sait », a répondu l’ancien président à RFI.

Une réponse qui a fait bondir le parti au pouvoir qui répond à l’ancien président de la République par la voix de son porte-parole, Jean-Bernard Padaré.

« Monsieur Sarkozy ne peut sérieusement contester les propos du président Idriss Déby. Quoi que monsieur Sarkozy dise, il a une part importante dans le désordre sécuritaire que ce pays et ses voisins de la bande sahélienne vivent en ce moment. L’histoire nous dira s’il est intervenu pour la cause de la démocratie ou pour des motifs, j’allais dire des intérêts, inavoués. Au lieu de prendre de haut le président Idriss Déby Itno, il doit plutôt présenter ses excuses à l’Afrique qui a payé un lourd tribut à une intervention irréfléchie ».

TchadConvergence avec RFI

 

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