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En France, le Général Mahamat Nouri a été remis en liberté provisoire à cause du coronavirus

L’ancien chef rebelle tchadien, le Général Mahamat Nouri Allatchi a été remis en liberté vendredi en France, où il est mis en examen depuis juin 2019 dans une enquête pour crimes contre l’humanité, a appris samedi l’AFP de sources judiciaires.

Le juge d’instruction a ordonné, lundi 23 mars, la libération sous contrôle judiciaire du général Mahamat Nouri, mais le parquet national antiterroriste avait contesté cette décision via un référé-détention, a expliqué une première source judiciaire. La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris a validé cette libération vendredi, a précisé la seconde source judiciaire. Elle a notamment considéré que le maintien en détention de ce suspect n’était plus nécessaire au regard des besoins de l’enquête, toujours en cours. Le parquet général avait soutenu le référé-détention et réclamé l’infirmation de l’ordonnance du magistrat instructeur.

Âgé de 73 ans, le président de l’Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD) a bénéficié, comme d’autres prisonniers français, d’une mesure de précaution sanitaire, explique son avocate à RFI. Pour la justice, son maintien en détention, étant donné son âge, l’exposait à un risque trop important en cas de contamination par le virus Covid-19. Il est toutefois soumis à un contrôle judiciaire et la procédure ouverte contre lui suit son cours normalement.

Vendredi en milieu de soirée, l’ancien ministre et ambassadeur Mahamat Nouri a quitté la maison d’arrêt de Fleury Mérogis, en région parisienne, où il était détenu depuis juin 2019. Il a aussitôt retrouvé son épouse à son domicile de la région parisienne, a déclaré un de ses fils à RFI. Il est « en bonne santé avec un excellent moral », ajoute encore ce dernier.

Il y a neuf mois, Mahamat Nouri avait été mis en examen pour « crimes contre l’humanité » et « participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime contre l’humanité », puis placé en détention provisoire.

Un second opposant, Dr Abakar Tollimi, avait alors été lui aussi présenté à des juges d’instruction mais placé sous le statut intermédiaire de témoin assisté.

Selon le ministère public français, ils sont « soupçonnés d’avoir diligenté des opérations de recrutements forcés de combattants, dont des mineurs », au Tchad et dans la province frontalière soudanaise du Darfour entre décembre 2005 et juillet 2010, des faits qu’ils contestent.

TchadConvergence

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